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Un combat sans fin

 

Aucune région du monde n’est malheureusement épargnée par les catastrophes naturelles. L’occurrence des tremblements de terre, éruptions volcaniques, tsunamis, ouragans, inondations,... dépend de facteurs climatiques, météorologiques, géologiques, géographiques et humains. Par exemple, les tremblements de terre et les éruptions volcaniques sont l’apanage des régions situées à l’intersection des plaques tectoniques, et les ouragans se développent le plus fréquemment entre les tropiques. La localisation et la géographie de l'Asie en font le continent le plus sujet aux catastrophes naturelles. Mais ce continent est également le plus peuplé au monde. Si nous devions faire un classement des catastrophes naturelles des derniers siècles en fonction du nombre de victimes, les 10 premières se situeraient en Asie.


Beichuan, en Chine, après les ravages du tremblement de terre du 12 Mai 2008
Source: Houston China consulate

 

Tremblements de terre
Les tremblements de terre (ou séismes) tectoniques, résultent de la libération brusque d'énergie accumulée dans la croûte terrestre. Ils se produisent généralement là où 2 plaques tectoniques se déplacent l’une par rapport à l’autre. Cette soudaine libération d’énergie se propage par un mouvement ondulatoire à partir de l’épicentre et se traduit par des vibrations ou des secousses. Le choc initial n’est lui-même généralement pas meurtrier. Ce sont les événements secondaires qui font de nombreuses victimes: effondrement des bâtiments, incendies, éruptions volcaniques, tsunamis...
En dehors de la ceinture de feu, les séismes tectoniques se produisent dans des contextes géologiques différents. Les dorsales médio-océaniques — lieux de l’expansion des fonds océaniques — sont le siège de nombreux séismes. Une autre zone fortement sismique s’étend à travers la Méditerranée, la mer Caspienne et l’Himalaya et se termine dans le golfe du Bengale.

Les trois tremblements de terre ayant fait le plus grand nombre de victimes ont tous eu lieu en Chine: en 1920 à Gansu (240 000 décès), en 1976 à Tangshan (255 000 décès) et en 1556 dans le Shaanxi (environ 800 000 décès).

Inondations
Une inondation est le débordement d’un cours d’eau ou d'une étendue d'eau qui submerge les terres, ou une accumulation d'eau provenant de drainage dans des régions qui ne sont normalement pas submergées. Les causes peuvent être très diverses. A côté des causes naturelles (l’augmentation du niveau d’un cours d’eau au-delà de la capacité de son lit ou la rupture de digues après de fortes pluies, des tempêtes, des marées de tempête ou raz-de-marée causés par des séismes ou des éruptions volcaniques sous-marines...), les inondations peuvent également être provoquées par la rupture de structures mises en place par l’homme, telles que les barrages et les digues. Les inondations faisant le plus de victimes sont souvent le résultat de la combinaison de facteurs naturels et humains. Quelques exemples sont décrits ci-dessous.

En 1938, la Chine a été frappée par une inondation particulière puisque celle-ci a été délibérément provoquée. Au cours de la guerre sino-japonaise, l’armée chinoise, cherchant à enrayer la progression rapide des forces japonaises, détruisit des digues afin de détourner le cours du fleuve jaune (Huang He) vers le sud, inondant 54 000 km². Pour que l’effet de surprise soit assuré, le gouvernement nationaliste chinois avait décidé de ne pas prévenir les populations. Le bilan de cette catastrophe est estimé à 870 000 morts, et des millions de personnes affectées.

En 1887, une crue du même fleuve jaune a fait un nombre impressionnant de victimes : 900 000 morts selon les chiffres de la FAO, 2 millions selon d’autres sources. Pendant des siècles, les agriculteurs vivant près du fleuve ont construit des digues afin de contenir la montée des eaux causée par l'accumulation de vase sur le lit du fleuve.

En 1887, l’effet combiné de cette hausse du lit de la rivière et de plusieurs jours de fortes pluies, a provoqué une inondation catastrophique. Les eaux se sont étendues très rapidement, recouvrant près de 130 0000 km2 de terres et détruisant 300 villages.

Mais l’inondation la plus meurtrière de l'histoire a eu lieu en 1931, encore une fois en Chine. Le centre du pays a été frappé par une série d’inondations dévastatrices provoquées par des conditions météorologiques exceptionnellement défavorables. De fortes chutes de neige, suivies par le dégel et d’intenses précipitations durant le printemps ont entraîné une importante montée du niveau des cours d’eau. Par la suite, en été, les pluies se sont encore intensifiées et, rien que pour le mois de juillet, 7 cyclones on pu être dénombrés alors qu’en moyenne on en compte 2 par année. Les pertes humaines, difficilement quantifiables, ont été estimées entre 400 000 et 4 millions d’individus.

 

Le mont Krakatoa représenté avant et après l’éruption de 1883 qui fit 36 000 victimes - Source: Wikipedia

Eruptions volcaniques
Les volcans sont des structures géologiques au travers desquelles le magma est éjecté. Les volcans ne sont pas répartis au hasard sur le globe. Comme c’est le cas pour les tremblements de terre, l'emplacement de la plupart des volcans est étroitement lié aux frontières des plaques tectoniques. On les retrouve donc le plus souvent au niveau des zones de divergence (dorsales océaniques et rifts continentaux) ou de convergence (subduction des plaques lithosphériques) des plaques tectoniques.
Autour de l'océan Pacifique, une très forte concentration de volcans forme ce que l'on appelle la ceinture de feu. Les deux éruptions volcaniques ayant fait le plus grand nombre de morts ont eu lieu dans cette région.

En 1815, l’éruption du mont Tambora, un stratovolcan situé en Indonésie, a été tellement violente que le volcan a perdu près d’un tiers de sa hauteur. Les poussières volcaniques projetées dans les couches supérieures de l’atmosphère ont fait plusieurs fois le tour de la Terre, provoquant une chute des températures dans l’hémisphère Nord de 0,5 à 1°C et causant ce qui sera appelé par la suite "l'année sans été» en Europe.

Cette éruption a été la plus violente éruption volcanique jamais enregistrée (plus encore que celle du Vésuve) mais aussi la plus meurtrière, puisque 92 000 personnes ont perdu la vie.

En 1883, un autre stratovolcan situé en Indonésie, le mont Krakatoa, a explosé avec une violence telle que le bruit s’est propagé jusqu’en Australie. L’éruption engendra un tsunami dont les vagues furent perceptibles jusqu'en Europe, et coûta la vie à plus de 36 000 personnes.


Tsunamis

Un tsunami est une série de vagues provoquées par le déplacement rapide d’un grand volume d’eau (océan ou mer). Le terme tsunami vient des mots japonais tsu (port) et nami (haute vague). Les tremblements de terre sous-marins ne sont pas les seules causes des tsunamis. Ils peuvent aussi être provoqués par la rupture de grands icebergs à partir de glaciers ou de barrières de glace, par des glissements de terrain sous-marins, des éruptions volcaniques ou même par la chute de météorites dans l’océan. Les tsunamis se forment le plus souvent dans le Pacifique, principalement en raison de l'importante activité tectonique qui règne aux intersections des plaques.
Étant donné qu’en Asie, les zones côtières concentrent la majorité de la population, l'impact des tsunamis est en général énorme. Au Japon, les 4 tsunamis les plus importants des 300 dernières années ont coûté la vie à près de 100 000 personnes. Le même bilan a été atteint par deux tsunamis en Europe, l’un en Italie en 1908 et l’autre à Lisbonne en 1755.
Mais le tsunami le plus meurtrier a bien entendu été celui provoqué par le tremblement de terre sous-marin dans l’océan indien en décembre 2004. Près de 230 000 personnes ont été tuées en Asie du Sud (Indonésie, Malaisie, Thaïlande, Inde, Sri Lanka), et des centaines d’autres sur la côte est-africaine.

Cyclones tropicaux
Un cyclone tropical est un type de cyclone (zone où l'air atmosphérique est en rotation autour d'un centre de basse pression local) qui prend forme dans les océans chauds de la zone intertropicale, à partir d'une perturbation qui s'organise en dépression tropicale (vents ne dépassant pas 63 km/h ou 7 Beaufort), puis en tempête tropicale (vents compris entre 63 et 119 km/h). Le stade final est atteint lorsque les vents générés atteignent 119 km/h ou 12 Beaufort. On parle alors d’ouragan dans l'Atlantique Nord et le Pacifique Nord-Est, de typhon dans le Pacifique Nord-Ouest et de cyclone dans le Pacifique Sud et dans l'océan Indien.

Les cyclones tropicaux prennent naissance au-dessus de l'océan dans les tropiques, car les eaux chaudes (26 à 27°C sur 30 à 50 mètres de profondeur au minimum), après évaporation, se recondensent en altitude en augmentant l’énergie des tempêtes. C’est la raison pour laquelle un cyclone tropical perd rapidement de sa force lorsqu’il arrive au-dessus des terres. Puisque le centre de la tempête est une zone de basse pression, l'air va se déplacer vers le centre de la perturbation. Dans ce mouvement centripète, l'air est soumis à la force de Coriolis qui, en conséquence de la rotation de la Terre, engendre une rotation des masses d’air dans le sens inverse des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Nord et dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Sud.

 


Images avant, pendant la phase descendante et pendant la phase ascendante du tsunami du 26 Décembre 2004 sur la côte du Sri Lanka- Source

C’est cette force qui donne aux cyclones leur rotation initiale. Comme d’une part, la force de Coriolis est nulle à l'équateur, et que d’autre part, les eaux sont d’autant plus froides que l’on s’éloigne de l’équateur, la zone de développement des cyclones tropicaux correspond à deux bandes entre les tropiques (entre 10 et 20° de latitude Nord et Sud).

 

Même si l'Amérique du Nord et l'Australie sont aussi touchées par ces cyclones, c’est l’Asie, une fois de plus, qui paie le plus lourd tribut: les dix cyclones tropicaux les plus meurtriers de ces 300 dernières années ont, sans exception, eu lieu sur ce continent. En 1839, un cyclone tropical a fait 300 000 victimes en Inde; le bilan a été tout aussi lourd après le passage d’un typhon au Vietnam en 1881, et, plus récemment, en 1970, un cyclone qui s'est abattu sur le Bangladesh a fait 500 000 morts.

Ce ne sont là que quelques-unes des catastrophes naturelles qui ont touché l'humanité à travers les âges. Les blizzards, avalanches, coulées de boue, sécheresses, incendies, etc. font également partie de cette catégorie. Même si elles ne sont pas directement causées par l'homme, la fréquence et l'intensité de certaines catastrophes naturelles pourraient augmenter en raison de facteurs humains, et plus particulièrement du réchauffement global.

Image NOAA du cyclone Bhola, qui a causé la mort d'un demi million de personnes au Bangladesh en 1970 - Source: Wikipedia

Sources
Consequences of Rotation for Weather (University of Tennessee)
Crues et sécheresses (FAO)
How Volcanoes Work - Krakatau, Indonesia (San Diego State University)

Les cyclones - Voyage au coeur de la Climatologie
Les volcans Planète Terre, Université Laval Québec
National Geographic on Natural Disasters

Natural Disasters & Severe Weather (Centers for Disease Control and Prevention)

NOAA Pacific Tsunami Warning Center
USGS Earthquake Center

Wikipedia on Floods - Coriolis Effect - Earthquakes - Typhoons

Liens
EM-DAT: Emergency Events Database

Forces of Nature