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MILIEUX HUMIDES

De l'eau !

En Afrique, on trouve quelques-unes des régions du monde les plus riches en eau, les «Wetlands» ou milieux humides. Certaines de ces terres font partie du Sahel, une région chaude et aride où les précipitations sont rares et imprévisibles. Ces plaines alluviales sont alimentées en eau par les rivières (Chari, Logone, Niger,…) en provenance du sud humide. L’écoulement des eaux de surface par les rivières dure quelques mois. En d'autres termes, ce n'est qu'au mois d'octobre que l'eau atteint son niveau maximal dans ces plaines. A cette période de l'année, la sécheresse sévit déjà depuis quelques mois : la plaine s'assèche progressivement même si, en certains endroits, la végétation et la verdure peuvent encore se développer sur un sol suffisamment humide jusqu'à la fin du mois de février. Pour les bergers et leurs animaux comme pour la faune (éléphants, gazelles, antilopes, girafes, …), les plaines alluviales sont indispensables pour survivre à la longue période de sécheresse.

Néanmoins, un problème se pose : on assiste depuis une quarantaine d'années à une sensible augmentation de la population dans la région, ce qui accroît la demande en terres cultivables et en eau d'irrigation.
C'est la raison pour laquelle on construit des barrages et des réseaux d'irrigation.


Carte de la région étudiée: les plaines alluviales du fleuve
Sénégal, le delta intérieur et les plaines inondées du Niger,
du lac Tchad, du Hadejia-Nguru et du Logone

Cependant, ces infrastructures perturbent fortement l'hydrologie naturelle des milieux humides (Wetlands). A certains endroits, la plaine s'est totalement asséchée, ce qui n'est pas sans conséquences pour le bétail et la faune. Plusieurs organisations telles que le WWF (World Wildlife Fund) et la IUCN (International Union for the Conservation of Nature), tentent de trouver une solution à ce problème. A ce sujet, l'utilisation de modèles hydrologiques perfectionnés permet de prévoir l'impact de toutes les interventions de l'homme sur l'environnement (creusement de canaux, percement de digues, …). Le résultat final est ensuite évalué au moyen d'observations de terrain et d'images de télédétection (SPOT-XS, Landsat-MSS, radar,…). Ces milieux humides étant particulièrement vastes et dynamiques, ils peuvent également être étudiés par le biais d'images à basse résolution spatiale et à haute résolution temporelle comme, par exemple, les images fournies par NOAA-AVHRR et SPOT VEGETATION. Ce type d'images permet de dresser des cartes de la végétation et de contrôler les processus de changement (dessèchement,…).

 


Pour les bergers et leurs animaux comme pour la faune
(éléphants, gazelles, antilopes, girafes, …),
les plaines alluviales sont indispensables
pour survivre à la longue période de sécheresse.


La dynamique des Wetlands