|
|
Applications hyperspectrales
Introduction
![]() Le
spectroradiomètre aéroporté APEX (Airborn Prism
EXperiment), développé pour l’Agence spatiale
européenne (ESA) comme instrument de calibration et de validation
d’un futur imageur hyperspectral satellitaire, enregistrera
les données dans 300 bandes spectrales, couvrant la gamme
de longueurs d’onde entre 380 et 2500 nm, avec une résolution
spatiale de 2 à 5 m. http://www.apex-esa.org
Les données transmises par les satellites d’observation de la Terre présentent de grandes disparités suivant les capteurs. Les données dites panchromatiques proviennent de l’enregistrement du rayonnement réfléchi par la surface terrestre dans un intervalle comprenant toutes les longueurs d’onde du domaine du visible. Plus riches, les données multispectrales sont obtenues à partir de l’enregistrement simultané de la même scène dans 3 à 10 bandes spectrales, pas nécessairement contiguës et situées en général dans le visible, dans le proche infrarouge, dans le moyen infrarouge et dans l’infrarouge thermique. C’est un véritable saut quantitatif qui se produit avec les capteurs “hyperspectraux”. En effet, ceux-ci sont capables d’enregistrer simultanément dans des centaines de bandes spectrales beaucoup plus étroites (de l‘ordre de quelques nm) et souvent contiguës, révélant ainsi de façon très détaillée les propriétés spectrales des éléments observés, pour de grandes fenêtres d’acquisition. Dans ces portions ciblées du spectre électromagnétique, la signature continue de chaque élément est disponible, plutôt que des mesures ponctuelles ou des moyennes grossières. Cette signature spectrale fine reflète mieux le comportement spectral des éléments observés et permet une identification et une discrimination plus précises des objets.
Une précision sans précédent
Apprivoiser cette nouvelle technique ![]()
|