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couleur de la mer dépend de sa composition et de la façon
dont les composants de l'eau de mer absorbent et/ou reflètent
la lumière. La couleur de l'océan varie, par exemple,
en fonction de la concentration des sédiments en suspension
(sable, boue, argile), du phytoplancton, des matières organiques
dissoutes issues de la décomposition végétale,
etc. Ce projet d'étude est basé sur cette relation
mais il travaille en sens inverse. Son objectif est de concevoir
des méthodes permettant à partir des mesures prises
par satellite de dresser des cartes indiquant la teneur en chlorophylle
(indicateur de phytoplancton) et en sédiments en suspension.
Pourquoi se préoccuper de la couleur
de la mer ?
Les nitrates et les phosphates libérés
par l'activité humaine (telle que l'utilisation agricole
d'engrais) s'infiltrent dans nos rivières pour terminer dans
la mer. Ces éléments nutritifs biologiques peuvent
considérablement altérer l'écosystème
côtier et entraîner une prolifération d'espèces
de phytoplancton indésirables (plantes marines microscopiques).
Les scientifiques appellent ce phénomène l'eutrophisation.
Conformément aux accords internationaux tels que les Conventions
d'Oslo et de Paris, appelées maintenant convention
OSPAR, relatives à la prévention de la pollution
marine, les pays responsables des problèmes d'eutrophisation
sont tenus de prendre des mesures afin de réduire cette pollution.
Ainsi, ils peuvent décider soit de limiter l'utilisation
d'engrais, soit de construire des installations de traitement des
eaux usées. Il existe en outre, pour les Etats, une obligation
internationale de contôle de l'évolution du problème.
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