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Le satellite enregistre
Deux méthodes sont traditionnellement
utilisées pour étudier au moyen d'appareils de mesure
le taux de CO2 et le bilan de carbone dans les régions boisées,
à savoir des modèles d'écosystèmes et
des mesures sur le terrain. Le bilan de carbone correspond à
la différence entre l'absorption et l'émission ou
le rejet de carbone. Seules les mesures locales sont prises en considération
pour une région définie. Si l'on
souhaite connaître l'équilibre du CO2 pour une région
géographique plus vaste, pour la Belgique par
exemple, il convient dans ce cas-là de calculer ou d'extrapoler
ces mesures, tant en temps qu'en espace, à partir de plusieurs
observations locales. Dans les régions hétérogènes,
la précision de ces calculs dépend par conséquent
fortement du nombre de points d'étude. La télédétection
offre dans ce cas-ci les données nécessaires pour
pouvoir mener ces procédés à plus grande échelle
évitant ainsi le recours à une technique d'extrapolation
spatiale.
L'ordinateur calcule
Voilà pourquoi le VITO
(Vlaamse Instelling voor Technologisch Onderzoek) a mis au point
le modèle C-Fix. Il s'agit d'une méthode basée
sur la télédétection et destinée à
mesurer le bilan de carbone de la végétation pour
une région géographique précise. Ce modèle
ne tient pas uniquement compte des régions boisées,
il définit également le bilan de carbone pour toute
la Belgique; il effectue en outre cette analyse pour chaque espèce
végétale et encode ensuite l'ensemble des données.
Concrètement, ce modèle permet
de déterminer la productivité primaire brute (PPB),
la productivité primaire nette (PPN) et la productivité
nette de l'écosystème (PNE) pour chaque espèce
végétale en Belgique sur base journalière et/ou
annuelle.
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