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Phase de consolidation
La phase d'urgence s'arrête lorsque la population dispose
d'eau, de nourriture et d'un abri, c'est alors que démarre
la phase de consolidation.
Une carte détaillée
du camp peut être établie à grande échelle
(1/1.000 à 1/5.000). Cette carte permet de réorganiser
le camp et de localiser les équipements et infrastructures
(puits, latrines, dépôts d'ordures, cimetières,
points de distribution alimentaire, lieux de stockage,...
). Cette carte est parfois établie à partir
d'agrandissement de photographies aériennes ou de cartes
topographiques (1/25.000 à 1/50.000), mais celles-ci
étant rares, elle est surtout réalisée
à partir d'un fastidieux travail de terrain.
Durant cette
phase, il est également nécessaire de suivre
l'évolution des effectifs de la population. Lorsque
la population réfugiée n'a pas pu être
recensée (le recensement est parfois impossible pour
des raisons de sécurité ou d'urgence), le nombre
de cartes d'identification distribuées permet une évaluation
du nombre de personnes. Cependant, ce chiffre est souvent
surestimé. Différentes méthodes indirectes
permettent de contrôler la validité de cette
estimation (nombre d'enfants de moins de 5 ans sous suivi
médical, consommation en eau,...). Pouvoir disposer
de photographies aériennes fournirait une estimation
complémentaire. Lorsque les estimations divergent trop,
un recensement devient indispensable.
Phase chronique
Lorsque la situation s'éternise,
le camp devient permanent. L'information spatiale est nécessaire
pour le suivi du camp, de la répartition de la population
et de son environnement.
En effet, les
infrastructures et équipements du camp évoluent:
de nouvelles activités, telles que le maraîchage
et l'agriculture apparaissent, la distribution de la population
à l'intérieur du camp se modifie. La carte détaillée
du camp devrait être mise à jour périodiquement.
Le suivi des effectifs de la population réfugiée
reste nécessaire.
Des tensions
peuvent apparaître assez rapidement entre les populations
locales et les populations réfugiées, les causes
en sont multiples. L'une d'entre elles est une compétition
accrue pour l'exploitation de ressources renouvelables limitées.
Etant donné l'importante concentration de population
sur des terres marginales, des dégradations de l'environnement
sont souvent observées à proximité du
camp (déboisement, surpâturage, érosion,
..). Ces dégradations sont plus intenses près
du camp, mais elles peuvent affecter des zones plus vastes.
Les problèmes de sécurité peuvent rendre
difficile, voire impossible, tout travail de terrain. Ce travail
de terrain est d'autant plus difficile qu'il doit être
effectué sur une vaste zone. Toute technique caractérisant
la dégradation de l'environnement allégerait
le travail de terrain. Elle pourrait ensuite être utilisée
pour suivre un programme de réhabilitation de l'environnement.
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